Le 2 février 2001

LA BANQUE NATIONALE DE DONNÉES GÉNÉTIQUES PERMET DÉJÀ D'IMPUTER DES CRIMES À DES DÉLINQUANTS, SIGNALE LE SOLLICITEUR GÉNÉRAL DU CANADA LAWRENCE MACAULAY

 

OTTAWA - Au cours de ses sept premiers mois de fonctionnement, la banque nationale de données génétiques s'est révélée un outil de sécurité publique extrêmement précieux en permettant de faire des recoupements entre plusieurs lieux de crime et des délinquants déjà condamnés, a indiqué le solliciteur général du Canada, Lawrence MacAulay.

« Depuis que j'ai inauguré la banque nationale de données génétiques, le 30 juin 2000, on a pu, dans onze cas, à l'aide d'échantillons génétiques, relier divers lieux de crime entre eux ou les relier à des criminels déjà condamnés. Que de telles correspondances soient établies si tôt dans le processus est sans précédent », a tenu à préciser M. MacAulay.

« La banque nationale de données génétiques se révèle déjà un moyen très prometteur pour rendre nos collectivités plus sûres, a-t-il ajouté. Malgré sa courte existence, elle a été d'une aide inestimable dans les enquêtes policières. »

Des onze cas où des correspondances ont pu être établies :

  • trois ont été reliés à d'autres crimes non résolus inscrits dans le fichier de criminalistique. Dans un cas, un profil d'identification génétique a pu être relié à deux agressions sexuelles commises dans deux provinces différentes. Les enquêteurs de ces endroits travaillent maintenant ensemble, mettant en commun éléments de preuve et information touchant ces affaires;
  • dans les autres cas, huit crimes non résolus (six en Ontario, un en Colombie-Britannique et un en Saskatchewan), on a pu identifier les coupables en comparant les profils d'identification génétique du fichier des condamnés aux profils contenus dans le fichier de criminalistique.

« Savoir que notre travail aide les policiers dans leurs enquêtes nous procure une très grande satisfaction » a fait remarquer M. Ron Fourney, officier responsable de la banque nationale de données génétiques. « La banque de données génétiques est d'ores et déjà l'un des outils les plus précieux que nous puissions offrir au secteur de la justice et des enquêtes policières au Canada ».

La banque de données contient actuellement 1 183 échantillons recueillis sur les lieux de crime et 2 782 échantillons provenant de délinquants condamnés.

Le Canada compte parmi les rares pays qui disposent d'une telle banque. La banque nationale de données génétiques est située à la Direction générale de la Gendarmerie royale du Canada, à Ottawa. Elle comprend un fichier de criminalistique contenant des profils d'identification génétique recueillis sur les lieux de crimes non résolus, ainsi qu'un fichier des condamnés contenant les profils d'identification génétique de jeunes délinquants ainsi que d'adultes, tant civils que militaires, déclarés coupables de crimes graves.

La banque nationale de données génétiques fait partie des Services nationaux de police de la GRC, qui comprennent aussi le Centre d'information de la police canadienne (CIPC), le Service canadien de renseignements criminels, le Service des laboratoires judiciaires, le Collège canadien de police et le Service de l'identité judiciaire.

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Date de publication: 2001-04-22
Dernières modifications: 2002-03-03