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HISTOIRE
JUDICIAIRE DE L'ADN: FAITS SAILLANTS
| 1891 |
Juan
Vucetich, un capitaine de la police argentine, a changé
les sciences judiciaires pour toujours lorsqu'une analyse
d'empreintes digitales a été utilisée pour la première fois
devant un tribunal au cours d'une enquête sur les meurtres
de deux jeunes enfants.
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| 1983 |
Dans
une petite ville près de Leicester, au Royaume-Uni, une
jeune femme est retrouvée après qu'elle eut été agressée
sexuellement et assassinée. Malgré une enquête policière
poussée, l'affaire n'a pu être élucidée. Trois ans plus
tard, dans une ville avoisinante et dans des circonstances
similaires, une autre jeune femme est retrouvée violée et
assassinée.
Un
suspect a finalement pu être identifié dans la deuxième
affaire. Les enquêteurs ont transmis des échantillons de
preuves provenant des deux lieux de crime, ainsi qu'un échantillon
du sang du suspect au Dr Alec Jeffreys, un éminent chercheur
britannique effectuant des recherches sur l'ADN. Le Dr Jeffreys
a pu révéler deux choses à la police :
- Les
preuves provenant de l'ADN recueilli sur les deux lieux
de crime provenaient de la même personne (ce qui a permis
de relier les crimes et d'identifier un meurtrier en série).
- L'ADN
du suspect ne correspondait pas à la preuve provenant
de l'ADN recueillie sur les lieux du crime et la première
utilisation marquée de preuves judiciaires d'ADN permit
de disculper un individu qui avait admis être l'auteur
du crime.
Par
la suite, on a recueilli des échantillons de sang auprès
de plus de 4 500 hommes dans les localités environnantes.
Un échantillon d'ADN correspondant a été trouvé, et un homme
a été condamné pour les deux agressions sexuelles et meurtres.
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| 1989 |
Au
début d'avril, la GRC a utilisé pour la première fois une
analyse d'ADN dans le cadre d'une enquête sur une agression
sexuelle survenue à Ottawa, en Ontario. La victime avait
identifié l'assaillant visuellement, mais ce dernier a nié
avoir participé à une agression sexuelle. Par la suite,
l'analyse de l'ADN a confirmé que le suspect était le coupable.
Au milieu du procès, suite à la présentation des preuves
d'ADN, le suspect a décidé soudainement de reconnaître sa
culpabilité.
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| 1995 |
Le Parlement
passa à l'histoire lorsque le projet de loi C-104 fut adopté
à l'unanimité au cours d'une seule journée. Ce projet de loi
permet à un juge d'émettre un mandat permettant à la police
d'obtenir auprès de suspects une preuve provenant de l'analyse
d'ADN dans le cadre d'une enquête criminelle.
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| 1998
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Un groupe
de travail spécial sur l'analyse de l'ADN, dirigé par la GRC,
qui était composé à la fois d'experts scientifiques de la
GRC et du Centre des sciences judiciaires, a utilisé des analyses
d'ADN pour faciliter l'identification des restes humains après
l'écrasement du vol 111 de la Swissair.
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| 2000 |
La Banque
nationale de données génétiques est créée, et suite à l'adoption
du projet de loi C-3, un juge pourra autoriser le prélèvement
d'échantillons d'ADN sur des personnes accusées d'infractions
désignées. |
HISTOIRE
DE LA LÉGISLATION SUR L'ADN AU CANADA
| 1989 |
Première analyse d'ADN effectuée par la GRC dans une affaire. |
juillet
1995 |
Le
projet de loi C-104 obtient la sanction royale. Ce projet
de loi modifie le Code criminel et la Loi sur les jeunes
contrevenants afin de permettre à un juge d'émettre un mandat
autorisant la police à prélever sur des suspects des preuves
d'ADN durant une enquête criminelle. Il s'agit de la Phase
1 de la Stratégie sur l'ADN du gouvernement du Canada qui
a permis d'établir le cadre législatif pour l'utilisation
de preuves par l'ADN en matière criminelle.
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août
1995 |
L'Association
canadienne des chefs de police (ACCP) se joint à des centaines
d'autres organisations des quatre coins du pays pour exhorter
le gouvernement à créer une Banque nationale de données
génétiques.
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janvier
1996 |
La
Phase Il de la stratégie du gouvernement du Canada en matière
d'ADN commence par une consultation à l'échelle nationale,
pour la mise sur pied d'une Banque nationale de données
génétiques.
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avril
1997 |
Le
projet de loi C-104 est déposé à la Chambre des communes.
Ce projet visait à concrétiser la création d'une Banque
nationale de données génétiques. Le projet est référé au
Comité permanent de la justice et des droits de la personne
avant la deuxième lecture, mais meurt au feuilleton à la
suite du déclenchement des élections en juin.
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septembre
1997 |
Le
projet de loi C-104 est déposé de nouveau à la Chambre des communes sous projet de loi C-3.
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décembre
1998 |
Le
projet de loi C-3 obtient la sanction royale. Avec un calendrier
restreint de 18 mois, les travaux commencent véritablement
en vue de la mise sur pied de la Banque nationale de données
génétiques.
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novembre
1999 |
Le
projet S-10 est déposé à la Chambre des communes. À partir
des recommandations du Sénat, le projet de loi contient
des amendements au projet de loi C-3 y compris, notamment,
la prise d'empreintes digitales à des fins d'identification,
l'inclusion des contrevenants à des infractions désignées
et condamnés par le système de justice militaire, et une
révision complète de la législation après cinq ans à être
effectuée par le Sénat et la Chambre des communes.
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juin
2000
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Le 30 juin, S-10 obtient la santion royale. C'est aussi la promulgation des projets de loi C-3 et S-10. Les collectes d'échantillons d'ADN doivent débuter immédiatement à la suite de la proclamation. |
mai 2005
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Le projet de loi C-13 a reçu la sanction royale. Modifications visant à élargir la liste des infractions visées par le dispositif rétroactif, à clarifier les procédures en matière de partage des profils de la Banque nationale de données génétiques avec les laboratoires judiciaires canadiens et à établir des procédures pour confirmer la validité des ordonnances relatives à la Banque nationale de données génétiques. D'autres dispositions du projet de loi entreront en vigueur par proclamation.
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